Être impliqué-e en tant que professionnel-le dans l’accueil et/ou l’accompagnement individuel ou collectif de personnes auteurs de violence conjugale et intrafamiliale
Association TERRES A VIVRE
53-55 avenue de la Garenne 54000 Nancy •
Perm. T 06 76 26 02 35
Professionnels impliqués dans l’accompagnement de personnes auteurs de violence conjugale et intrafamiliale
Jean-Martin DESLAURIERS est professeur/chercheur titulaire à l’École de service social de l’Université d’Ottawa, tout en étant clinicien auprès d’auteurs de violences. Au cours de sa pratique dans les services sociaux institutionnels et communautaires, il a travaillé auprès d’hommes, de pères, dans des contextes de groupe, de couple, de suivis familiaux et en consultation individuelle. Il offre de la supervision clinique, de la formation et des conférences à de nombreux professionnels et dispense des cours portant sur les réalités masculines au premier et au deuxième cycle universitaire. Il est auteur de nombreux articles et ouvrages.
En amont de l’inscription, notre service à votre disposition pour un échange par mail à formation@aterresavivre.org afin de répondre à toutes vos questions sur la formation et ses modalités
Lors de votre inscription, nous restons naturellement à votre disposition afin d’ajuster au mieux la formation à vos attentes, vos préférences et vos contraintes et répondre à toutes vos questions sur la formation. N’hésitez pas à nous contacter.
L’Association TERRES A VIVRE développe ses activités dans une démarche d’éducation populaire et de collaboration interprofessionnelle, avec une attention particulière portée à l’accessibilité et l’échange entre participants. Pour chaque formation, le cadre de fonctionnement du groupe s’appuie sur le respect, l’écoute et la bienveillance. Au cours de la formation, l’intervenant alternera entre exercices pratiques et apports théoriques, articulés aux expériences et questionnements des participants. Des séquences de travail en groupe sont prévues afin de permettre aux participants une mise en application immédiate. L’intervenant se basera sur les pratiques et les champs professionnels, les connaissances et les questions particulières des participants pour nourrir le groupe de cas concrets.
Lors de l’inscription à nos formations, nous sommes à votre disposition pour échanger et étudier avec vous les aménagements ou adaptations qui seraient nécessaires pour faciliter votre formation et favoriser votre apprentissage. Pour cela, nous pouvons également nous appuyer sur un réseau de partenaires nationaux préalablement identifiés. Si vous êtes en situation de handicap, n’hésitez pas à prendre contact avec notre référent Florian POIREL par mail à secretariat@aterresavivre.org
3 jours soit 21h heures •
Jour 1 : 9 septembre 2025 : 9h30 - 17h30
Jour 2 : 10 septembre 2025 : 9h – 17h
Jour 3 : 11 septembre 2025 : 9h – 17h •
Les horaires de la pause méridienne sera définis en fonction des contraintes repas
450 €
Pour appuyer cette réflexion sur le plan de la théorie et de la pratique, cette formation de 21h (3 jours) pourra être suivie de compléments possibles au cours des mois suivants. Des notions théoriques seront présentées, basés sur les besoins spécifiques qui vont émerger en cours de formation. La formule amène les participants(es) à se fixer des objectifs personnels et d’équipe en amont et lors de la première journée, et à faire en sorte qu’ils fassent partie intégrante de leurs habitudes de travail. Les questions, les enjeux soulevés peuvent être pris en note, de même que les réussites ou les difficultés. Un retour est prévu sous la forme d’une formation/supervision, quelques semaines/mois après la formation initiale.
Évaluation tout au long du processus de formation.
Elle a pour objet de vérifier si le participant progresse vers les objectifs pédagogiques définis et sinon, de découvrir où et en quoi il éprouve des difficultés afin d’ajuster les modalités de l’action. Elle prend la forme d’échanges en collectif ou individuels.
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Exercices pratiques réalisés au fil des séquences.
Ces exercices et mises en situation sont, pour l’intervenant un moyen de vérifier les connaissances acquises par les apprenants. Ils sont également amenés à auto-évaluer leurs acquis sur une fiche de suivi distribuée en début de session. Recueil de satisfaction - - En fin de session, un temps d’évaluation est proposé et prend deux formes : un questionnaire écrit détaillé et anonyme et un tour de table. Les participants sont également invités à échanger avec le formateur de manière individuelle si nécessaire. Dans les 3 à 6 mois suivants la fin de la formation, un nouveau questionnaire est envoyé aux participants afin de les interroger sur l’application concrète des contenus de formation.
En fin de session, un temps d’évaluation est proposé et prend deux formes : un questionnaire écrit détaillé et anonyme et un tour de table. Les participants sont également invités à échanger avec le formateur de manière individuelle si nécessaire. Dans les 3 à 6 mois suivants la fin de la formation, un nouveau questionnaire est envoyé aux participants afin de les interroger sur l’application concrète des contenus de formation.
Tel que documenté par de nombreux chercheurs et intervenants de pointe dans le domaine, la façon dont les hommes demandent de l’aide est directement liée à la socialisation masculine. Malgré un assouplissement des rôles sexuels, les stéréotypes sont encore très présents et influencent les comportements des garçons et des hommes, notamment dans la façon de réagir face à des situations problématiques. Les spécificités de l’intervention auprès des hommes sont de mieux en mieux connues, particulièrement auprès de ceux qui adhèrent davantage aux stéréotypes traditionnels. Toutefois, les défis concrets de l’intervention auprès de cette population sont toujours présents. À cet effet, le rapport Rondeau (Comité de travail en matière de prévention et d’aide aux hommes, 2004) faisait état, entre autres, de l’importance d’offrir de la formation aux intervenants de première et de deuxième ligne pour mieux accueillir les hommes qui demandent de l’aide et adapter les modalités d’interventions à leur égard. Constat confirmé par une étude menée auprès de plus de 250 intervenants sondés et 47 interrogés (Deslauriers, 2019). Cette réflexion sur l’accompagnement de la clientèle masculine trouve aussi écho chez des chercheurs et des intervenants auprès d’hommes vivant différentes problématiques, mais aussi quant aux habitudes d’utilisation des services par la population masculine en générale. La diversité, la complexité des situations ainsi que l’ambivalence des hommes face à la demande d’aide amènent les services à s’adapter à ces réalités. À ce chapitre, il est important de tenir compte des effets de la socialisation masculine sur les attitudes et réactions face aux problèmes relationnels et l’utilisation des services. Ces facteurs sont exacerbés en contexte d’aide contrainte, et encore davantage lorsqu’il s’agit de comportements violents. Se posent aux services plusieurs défis. Tout d’abord comment recruter les hommes qui ont besoin des services mais qui ne les utilisent pas, particulièrement les auteurs de violences ? Comment favoriser la réalisation d’un plan d’accompagnement et, ultimement, favoriser la rétention des hommes dans les services spécialisés dans le domaine ? Il est pertinent de se questionner non seulement sur la façon dont les hommes utilisent les services en violence, mais aussi sur leur rapport avec d’autres obstacles, tels que les difficultés économiques, la transition par la parentalité, l’analphabétisme, les transitions de vie difficile, les difficultés vécues antérieurement qui refont surface, les problèmes de santé, la dépendance à différentes substances.
Cette première partie de la formation vise à transmettre des connaissances sur deux volets : l’intervention auprès d’une clientèle masculine et, dans un deuxième temps, de façon plus spécifique, auprès d’hommes ayant des comportements violents, mais aussi auprès de ceux qui exercent et subissent à la fois de la violence conjugale simultanément.
Objectifs d’apprentissage
1. Faire le point sur sa pratique quotidienne à partir d’une réflexion sur le processus de socialisation des hommes ;
2. Approfondir une analyse de l’influence du processus de socialisation des hommes sur leur rapport avec leurs problèmes psychosociaux et leur dynamique de demande d’aide ;
3. Identifier et intégrer des stratégies d’intervention pour concilier la socialisation des hommes et la proposition d’aide ;
4. Identifier des stratégies d’intervention pour concilier la socialisation des hommes et les facteurs de réussite de suivis d’accompagnement d’hommes ayant des comportements violents ;
5. Réfléchir aux moyens de recruter davantage les hommes et de favoriser leur engagement dans les suivis ;
6. Intégrer des notions liées aux spécificités de l’intervention auprès d’hommes et de notions portant sur des pratiques d’intervention de groupe favorables à leur recrutement, à leur participation et à l’évaluation de leur parcours ;
7. Favoriser une réflexion sur soi comme femme, comme homme, comme professionnel-le en lien avec les enjeux présents dans les rapports avec les hommes qui demandent de l’aide en contexte non-volontaire
Objectifs d'apprentissage
1. Approfondir une réflexion sur les types de violences en voyant les typologies existantes à ce sujet ;
2. Survoler les typologies de profils d’auteurs de violences ;
3. Concilier les paradoxes que présente le travail auprès d’auteurs qui sont tenus de recourir aux services sous contrainte, sur incitation du milieu judiciaire et des proches ;
4. Concilier les paradoxes que présente le travail auprès d’auteurs qui sont aussi victimes ;
5. Lier les principes d’intervention issus de pratiques prometteuses aux besoins des auteurs de violences (ex. responsabilisation, sécurité des victimes) tout au long de l’accompagnement, de l’accueil jusqu’à la fin de la démarche ;
6. Augmenter la cohésion d’équipe autour de ces thèmes et de ces démarches d’accompagnement de personnes auteurs de violences.
Objectifs d'apprentissage
1.Approfondir les fondements de l’entraide mutuelle ;
2. Articuler l’approche de l’entraide mutuelle avec un accompagnement et une animation adaptés à la socialisation masculine et aux auteurs de violence conjugale ;
3. Développer une perspective du groupe conçu comme un tout, tout au long de de son processus, du début à la fin ;
4. Concilier les paradoxes que présente le travail auprès d’hommes tenus de se joindre à un groupe afin de réaliser des changements ;
5. Lier les principes d’intervention de groupe issus de pratiques prometteuses aux besoins des auteurs de violences (ex. responsabilisation, sécurité des victimes) de l’accueil jusqu’à la fin de la démarche ;
6. Favoriser l’intégration de nouvelles stratégies professionnelles en travail de groupe sur le plan du savoir faire et du savoir être ;
7. Augmenter la cohésion d’équipe autour de ces thèmes.