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Zazen - Méditation


"Zazen, s'asseoir au cœur du silence "         atelier animé par Marie-Patrice Schlembach


Quand ? les deuxièmes samedi de chaque mois (sauf exception) - 15 h à 18 h (groupe ouvert)

Combien ? 30 €/atelier

Comment : sur inscription auprès de Terres à Vivre

Où ? à 15 kms à l'Est de Nancy (Commune de Buissoncourt en Meurthe et Moselle)

Pour qui ? aux personnes éprouvant la nécessité de se tourner vers l'intérieur, de consacrer du temps au silence, à l'attention consciente, à la présence à soi

 

Atelier animé par Marie-Patrice Schlembach. Pendant cet atelier, vous vous exercerez à trouver une posture juste, centrée, à être consciemment ici et maintenant, à devenir attentif au souffle qui vous anime, et à vous laisser transformer par lui. Vous pratiquez la marche méditative, le Kin-hin, et un exercice qui favorise la centration, l'enracinement et l'ouverture. Un temps est consacré à l'échange, aux interrogations concernant la pratique, aux difficultés et aux attentes.

 

Qui est Marie-Patrice Schlembach ?

Marie-Patrice pratique la méditation Zen depuis 1982. Elle s'est formée auprès de Karlfried Dürckeim et du Maître japonais Yamada Roshi (Ecole de Rinzai). Elle continue de pratiquer avec le moine Yasusada Seki Sensei, qui vient régulièrement en Europe.

Elle a exercé comme infirmière et est à la Leibthérapie - Wolfram Helke, école de thérapie initiatique de Todtmoos-Rütteformée. Par ailleurs, elle est artiste peintre.

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Méditation Zazen
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Esquisse Marie-Patrice Schlembach
Esquisse Marie-Patrice Schlembach

Textes qui accompagnent les méditations


Méditation du 11 janvier 2020


Dans le Zen, il est souvent question de chevaux pour désigner le corps, la monture, l'instrument de la pratique.

Le conte taoïste partagé parle justement de cette monture et de la nécessité de "faire corps" avec sa monture, son corps, à chaque moment, ici, maintenant.

 

"Un prince avait une passion immodérée pour la course de chars. Il avait pendant des années pris des leçons avec son cocher qui était un maître aurige réputé. Mais chaque fois que le prince courait contre celui-ci, il arrivait le dernier, même s'il avait pris pour son attelage les meilleurs coursiers de ses écuries.

Un jour où il fut encore vaincu devant toute sa cour assemblée, le seigneur descendit furibond de son char et dit à son cocher:

-- Je vous ai offert des robes de brocard, des objets précieux, des jades d'une valeur inestimable en échange de vos services. Mais vous, ingrat, vous ne m'avez pas encore appris tous vos secrets !

-- Sire, tout ne s'achète pas. Je ne peux vous vendre le tao des chevaux.

-- Que voulez-vous dire ?

-- Un bon cocher doit faire le vide dans son esprit pour s'unir au souffle de ses coursiers. Mais vous, quand vous êtes en tête, vous avez peur que je vous devance. Quand vous êtes derrière moi, vous ne pensez qu'à me dépasser. Votre esprit est toujours ailleurs.

Comment voulez-vous alors faire corps avec vos chevaux, et être en harmonie avec leur Tao ? ".

 

Méditation du samedi 14 décembre 2019


Le premier est de Ajahn Chah, un maître bouddhiste thaïlandais, et le second est une de ces nombreuses histoires zen qui vaut par la puissance et la force des images qu'elle suscite. Ces deux textes vont bien-sûr dans le même sens : il s'agit de développer l'attention  profonde et continue à soi et au monde et d'essayer de vivre ainsi jour après jour. Et la pratique en est le fil d'or.

 

"A une époque, je vivais avec un petit groupe dans un monastère. Nous avions une petite salle de méditation ouverte aux quatre vents et qui n'était pas très éclairée. Un jour, quelqu'un lisait là à la lueur d'une bougie. Quand celle-ci s'est éteinte, il est parti en laissant le livre derrière lui. Un autre est arrivé et, dans l'obscurité, a marché sur le livre. Il l'a ramassé en pensant :" Hum, celui là n'est guère attentif. Il aurait dû savoir qu'il fallait ranger le livre."

 

Il est allé le trouver et lui a demandé :

  --Pourquoi n'as-tu pas rangé le livre ? Je suis allé dans la salle de méditation et j'ai marché dessus.

L'autre répondit :

  --Tu ne t'es pas bien maîtrisé. Tu n'as pas été vigilant et tu as marché sur le livre saint.

  -- Mais pourquoi n'as-tu pas pris soin du livre ? Pourquoi ne l'as tu pas rangé ?

Ils ont continué à s'accuser mutuellement de ne pas avoir pris soin du livre et de ne pas avoir été vigilants. Voilà ce qui se passe quand on ne cherche que des réponses logiques. C'est sans fin.

 

Dans le zen, et dans la méditation, il s'agit de lâcher les causes et les effets. La voie est beaucoup plus vaste que cela. Pacifier sa vie signifie purger les causes et les effets. Si vous vous appuyez uniquement sur la logique de la cause à effet, les discussions ne cesserons jamais. Ce n'est pas la voie de la paix."

 

"Un jour, des personnes aisées et bien en vue convièrent Maître Ikkyû à un banquet. Ikkyû s'y rendit mal rasé, ébouriffé, en haillons. Ne voyant qu'un vieillard miséreux et mal habillé, son hôte lui ferma la porte au nez.

Rentré chez lui, Ikkyû se rasa, passa sa robe de cérémonie toute brocardée, et revint frapper à la porte de ses hôtes. Il fut alors reçu dans la salle de banquet avec tous les honneurs.

Au lieu de s'asseoir à la place qui lui était attribuée, il enleva sa robe et la déposa sur le coussin : "J'imagine que c'est la robe que vous avez invitée... eh bien vous me la ramènerez quand la fête sera finie." Sur ces mots il repartit, car il était en paix. "